Bouxwiller est une des plus belles villes d'Alsace du Nord connue pour ses trésors architecturaux et historiques. Elle a su garder son charme d'antan avec ses maisons à colombages, ses oriels remarquables, ses ruelles aux détours desquelles se cachent plus d'une curiosité. Autour de la place du Château, on peut encore admirer les bâtiments qui autrefois faisaient partie de la cour seigneuriale.
Bouxwiller est aussi connu par le Bastberg, colline dominant les environs, renommée pour sa géologie et sa paléontologie, mais également pour ses nombreuses légendes de sorcières.
Historique
L'origine de Bouxwiller est très ancienne et remonte à l'époque gallo romaine ; « Puxuvilare » est mentionné dans une charte de donation de l'abbaye de Wissembourg en 725.

Actuelle capitale du Pays de Hanau, Bouxwiller fut jadis le centre administratif du comté de Hanau-Lichtenberg. Les Habsbourg, afin de récompenser les sires de Lichtenberg qui les avaient toujours soutenus dans leur lutte pour la domination du Saint-Empire, accordent certains privilèges à ceux-ci, notamment des franchises pour leur village de Bouxwiller (vers 1291), franchises confirmées en 1301 par l’empereur Albert 1er.
C’est pourquoi le lieu est cité comme oppidum dans la première moitié du XIVe siècle, cela signifie que Bouxwiller est devenu un village emmuré, qu’on peut considérer, si l’on veut, comme une ville. Du double rempart érigé alors, il subsiste des portions importantes sur trois côtés. Les comtes fondent l’hôpital (1528), introduisent la Réforme (1545), transforment l’école latine en collège (1612) et sous la Grande Landgravine Caroline (1721-1774) les jardins du château méritent leur renommée d’un « petit Versailles ».
Un certain nombre de vestiges ont subsisté malgré les vicissitudes de l’histoire et du temps. Dans l’enceinte castrale se trouvent la chapelle Saint-Georges, sans doute contemporaine du 1er château et la Halle aux Blés (Kornhalle) ; sur le flanc nord, au-delà du mur d’enceinte, l’étang médiéval appelé Fischpfuhl.

Le livret-guide « Circuit de découverte historique » fait découvrir, au travers de panneaux, les richesses architecturales de la ville :
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Les sanctuaires
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Eglise catholique : l’église catholique Saint-Léger, extra muros, est située sur la pente du Bastberg : nef de 1780, tour gothique des XIIIe et XIVe siècles. (à gauche) Eglise protestante : l’église est construite à l’emplacement d’une ancienne chapelle mariale en 1614 : tour puissante et clocher carré à pans coupés surmonté d’un toit bulbeux et d’un clocheton octogonal. L’église possède une chaire polychrome datée de 1578 et un monumental orgue Silbermann. (à droite) |
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La synagogue : la synagogue construite en 1844 pour une communauté judaïque de près de 350 âmes ; belle harmonie des proportions. A l’intérieur, magnifique Musée Judéo-Alsacien unique en son genre.
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Grâce des oriels
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La maison traditionnelle bourgeoise d’Alsace présente souvent une fenêtre ou logette en encorbellement, formant une sorte de balcon fermé couvert, souvent richement orné et qui prolonge le séjour vers l’extérieur, qu’on appelle oriel. Celui-ci forme avant-corps sur un ou plusieurs étages et il peut édifier sur le pan ou sur l’angle. |
Rues et façades
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Si la vieille ville de Bouxwiller doit son aspect actuel aux constructions essentiellement des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, le tracé de ses rues et ruelles remonte à l’époque médiévale où la cité n’était encore qu’un gros bourg agricole constitué de fermes entourées de jardins et de petits vergers, enclos dans la muraille formant enceinte. Goethe, visiteur en 1770, évoqua plus tard « ses rues inégales et l’irrégularité de ses constructions ». |
Ce qui, en fait, est un des charmes de la cité. Car en dehors de quelques artères principales, il y a une voirie, presque mystérieuse et confidentielle, constituée par un dédale, un lacis de ruelles, de venelles, d’allées, d’issues, d’impasses, de petites traverses, de passages à travers les pâtés de maisons. On est en présence d’un micro-organisme de circulation, d’un labyrinthe complexe de voies parfois publiques, parfois privées. |
Le Bastberg
Bouxwiller aujourd'hui
Bouxwiller fut de tout temps un important centre scolaire. A présent la ville concentre en son espace quotidiennement une population de près de 2 000 élèves, ce qui entraîna des constructions modernes, voire du dernier cri ; comme la piscine d'une suprême élégance ou le nouveau lycée « pôle scientifique » dont les formes, délivrées de toute référence au passé, sont belles et utiles, belles parce que utiles. |
| Les entreprises ont pris la relève de l’artisanat. Le commerce reste actif et attire de nombreux touristes dans les rues de la ville, notamment l’été et lors du marché de Noël. La ville offre tous les services d’une ville moderne chef lieu de canton : poste, trésor public, gendarmerie… | ![]() |
La commune met aussi à disposition un certain nombre d’équipements sportifs, culturels et autres pour occuper les loisirs, tels que le gymnase, le terrain de football, le court de tennis, centre culturel, ses deux musées ; le Musée de Bouxwiller en Pays de Hanau (présente d'importantes collections d'objets, de mobiliers et d'oeuvres d'art réparties en trois thèmes : histoire, ressources naturelles et environnement, vie sociale et culturelle) et le Musée Judéo-Alsacien (retrace l’histoire du judaïsme alsacien et met en scène les coutumes juives), un étang de pêche, des aires de jeux… Bouxwiller confirme ainsi son rôle de pôle dynamique au centre du pays de Hanau dans l’harmonie entre les êtres et les conditions d’existence.
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Aux côtés des nombreuses animations et manifestations portées par les nombreuses associations, la ville propose en été et en décembre des animations réputées et recherchées pour leur qualité et authenticité. |
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logette en encorbellement, formant une sorte de balcon fermé couvert, souvent richement orné et qui prolonge le séjour vers l’extérieur, qu’on appelle oriel. Celui-ci forme avant-corps sur un ou plusieurs étages et il peut édifier sur le pan ou sur l’angle.
rues et ruelles remonte à l’époque médiévale où la cité n’était encore qu’un gros bourg agricole constitué de fermes entourées de jardins et de petits vergers, enclos dans la muraille formant enceinte. Goethe, visiteur en 1770, évoqua plus tard « ses rues inégales et l’irrégularité de ses constructions ».
d’issues, d’impasses, de petites traverses, de passages à travers les pâtés de maisons. On est en présence d’un micro-organisme de circulation, d’un labyrinthe complexe de voies parfois publiques, parfois privées.

espace quotidiennement une population de près de 2 000 élèves, ce qui
entraîna des constructions modernes, voire du dernier cri ; comme la piscine d'une suprême élégance ou le nouveau lycée « pôle scientifique » dont les formes, délivrées de toute référence au passé, sont belles et utiles, belles parce que utiles.




